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Est-ce qu'une arme fabriquée à Liège au 19e siècle a moins de valeur qu'une autre fabriquée en France ou au Royaume Uni?

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Il s'agit d'une question tout à fait pertinente pour un collectionneur!


En fait, il serait inexact d’affirmer qu’une arme fabriquée à Liège en Belgique au XIXᵉ siècle a systématiquement moins de valeur qu’une arme fabriquée en France.


La valeur d’une arme ancienne dépend avant tout de critères tels que sa rareté, son état de conservation, sa qualité de fabrication, son intérêt historique, son fabricant et sa provenance.


Certes, Liège était un important centre industriel de l’armement qui produisait de très grandes quantités d’armes de qualités très diverses, allant d’armes économiques destinées à l’exportation jusqu’à des pièces de luxe rivalisant avec les meilleures productions européennes. De leur côté, certaines manufactures françaises, notamment celles de Saint-Étienne ou de Châtellerault, bénéficient parfois d’un prestige particulier auprès des collectionneurs, surtout lorsqu’il s’agit d’armes réglementaires associées à l’histoire militaire française.


Toutefois, une arme liégeoise de haute qualité ou produite par un armurier réputé peut avoir une valeur supérieure à une arme française plus courante. Ainsi, le lieu de fabrication constitue un élément d’appréciation parmi d’autres, mais il ne permet pas à lui seul de déterminer la valeur d’une arme du XIXᵉ siècle.


La réputation des armuriers liégeois du XIXᵉ siècle démontre que l’origine belge n’est pas synonyme de moindre valeur. Des fabricants tels qu’Auguste Francotte ou Henri Pieper produisaient des armes de très haute qualité, souvent destinées à une clientèle internationale fortunée. Certaines de leurs réalisations sont aujourd’hui plus recherchées par les collectionneurs que des armes françaises plus courantes. »


C’est un argument solide pour contester l’idée qu’une arme fabriquée à Liège vaudrait automatiquement moins qu’une arme fabriquée en France.


Voici d'autres exemples à citer, notamment :


  • Henri Pieper (1840-1898) : inventeur et industriel liégeois, réputé pour ses revolvers, fusils de chasse et innovations techniques. Ses armes sont aujourd’hui très recherchées par les collectionneurs.

  • Auguste Francotte : fondateur d’une maison créée au début du XIXᵉ siècle, célèbre pour ses armes de chasse et de luxe d’une qualité exceptionnelle. La marque Francotte est encore considérée comme l’une des plus prestigieuses de l’armurerie belge.

  • Jean-Baptiste Ronge : armurier liégeois réputé pour ses armes fines et de qualité destinées à une clientèle aisée.

  • Léonard Geerts et Joseph Janssen : fabricants reconnus de la seconde moitié du XIXᵉ siècle, exportant largement leurs productions.

  • Ancion-Marx : importante maison liégeoise spécialisée dans les revolvers et les armes destinées au marché international.

  • Fabrique Nationale d'Armes de Guerre (FN) : fondée à Herstal en 1889, près de Liège, elle deviendra rapidement l’un des plus grands fabricants d’armes au monde.


Sans oublier, les pistolets inventés et brevetés par l'armurier liégeois Gilles Mariette, notamment les poivrières à percussion à partir de 1837. Ces poivrières à percussion à détente en anneau (ring trigger) comptent parmi les armes de défense personnelle les plus populaires du milieu du XIXᵉ siècle. Leur conception compacte, sans chien extérieur saillant, facilitait le port dissimulé dans une poche de manteau ou un sac de voyage. Elles offraient plusieurs coups successifs sans rechargement, un avantage considérable à une époque où la majorité des pistolets restaient à un seul coup.


Nous sommes heureux de vous proposer des armes historiques de grande qualité provenant des ateliers de Liège. Nous vous invitons à consulter notre catalogue afin que vous puissiez y découvrir la prochaine acquisition qui complétera votre collection.


 
 
 

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